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Interview de Laure Gosset, Fondatrice – Associée – Pilote de Projet Médiaction et Thomas Demorgny ancien jeune diplômés aujourd’hui Responsable communication.

Interview de Laure Gosset, Fondatrice – Associée – Pilote de Projet Médiaction et Thomas Demorgny ancien jeune diplômés aujourd’hui Responsable communication.

 

 

 

 

Pourquoi êtes-vous devenue marraine NQT ?

 

L.G : Je suis actuellement chef de l’entreprise Médication. Cette dernière propose des solutions professionnelles pour apaiser des environnements sensibles comme par exemple les quartiers prioritaires, ou encore les transports. Ainsi, chaque soir nous allons à la rencontre des jeunes. De mon métier, j’ai eu la même réflexion que vos cofondateurs il y a 10 ans lorsqu’ils ont créé Nos Quartiers ont des Talents qui était celle de me dire quel gâchis que tous ces talents inexploités !  

 

J’ai fait la rencontre de l’association lors du dernier salon de l’USH, il y a un peu plus d’un an, j’ai tout de suite su que je voulais devenir marraine !

 

Et vous Thomas comment avez-vous pris connaissance du dispositif NQT comment avez-vous été mis en relation avec votre marraine ?

 

T.D : Tout simplement à l’occasion d’une réunion organisée par Pôle emploi. Une fois mon inscription validée, l’équipe NQT m’a donné les coordonnées de Laure Gosset. Ensuite nous nous sommes appelés pour faire connaissance, nous avons rapidement pris rendez-vous pour commencer à travailler. Après une première longue séance d’une heure pour véritablement se connaitre nous avons décidé de nous voir une fois toutes les deux semaines. Mais Laure était disponible pour adapter ce calendrier en fonction de l’avancée de mes candidatures. Nos contacts par mail et téléphone étaient eux beaucoup plus réguliers.

 

Thomas Avant de rentrer dans le vif du sujet avec le parrainage, pouvez-vous nous décrire en quelques lignes votre parcours ?

 

T.D : J’ai commencé post BAC par une école d’informatique à Rouen. Puis j’ai tenté 2 ans ma chance à l’étranger. J’ai travaillé un an à Dublin en tant que technicien informatique au téléphone puis j’ai vécu un temps à Madrid. A mon retour j’ai intégré l’école de communication EFAP à Paris pour y préparer un master de communication. J’ai réalisé un stage d’un an à Ubisoft. Après une première période de chômage j’ai intégré un Master 2 développement de projet culturel à Rouen. J’ai ensuite été sans-emplois 2 ans à Rouen mais pas sans activité. Je me suis impliqué dans plusieurs projets associatifs.

 

Laure vous êtes marraine depuis plus d’un an pouvez-vous nous raconter comment se déroule vos parrainages ? Quelle est votre méthode ?

 

L.G : En un an j’ai eu cinq filleuls ! Je peux dire que le parrainage fonctionne plutôt bien. Parfois je trouve même que je les perds un peu vite, c’est bien dommage. Je pense même prochainement créer un réseau avec l’ensemble de mes filleuls pour que nous restions en tous en contact. Il ne faut pas oublier que ces jeunes diplômés sont potentiellement de futurs parrains et marraines !

 

Chacun d’entre eux a trouvé un emploi que ce soit un CDD de minimum 6 mois ou un CDI. Lorsque je les accompagne j’insiste beaucoup sur ce que j’appelle les « voies détournées ». Il y a bien évidemment les démarches classiques qu’il faut mener et ne pas négliger mais il fait également réfléchir à toutes nos activités annexes qui peuvent être des réseaux ignorés. J’insiste sur le fait que l’on doit chercher des contacts là où on les attend pas forcement. Je cherche dans les recoins de la vie de mes filleuls car ils ont tous des ressources. Au départ, c’est quelque peu déroutant pour eux, il mette un peu de temps à comprendre la gymnastique.

 

Quelques exemples pour illustrer cela avec en premier ma filleule actuelle qui est originaire de Côte d’Ivoire. Régulièrement elle importe des produits de son pays d’origine pour ensuite les commercialiser en France. Pour moi, c’est un plus qu’elle doit mettre en valeur sur son CV. C’est un plus qu’elle peut exploiter !

 

Un autre de mes filleuls était en stage lorsque nous avons été mis en relation. Il était dans le domaine de la qualité dans une entreprise qui commercialise des produits surgelés. Il travaillait beaucoup et avait peu de temps pour que nous puissions nous rencontrer. Nous avons donc principalement échangé par téléphone. Son travail semblait lui plaire, il était investi dans ses missions. Je lui ai alors proposé de trouver un projet dans son entreprise et de le présenter à ses responsables. Il s’est alors penché sur l’amélioration de la production. Je l’ai ensuite aidé à mettre son dossier en forme et ça a marché puisqu’il a décroché un CDI !

 

Au départ, tous mes filleuls ont un point commun c’est de se sentir désemparés et d’avoir un petit moral. Le fait de les rencontrer régulièrement leur redonne du punch ! On remet les batteries à fond ! Thomas a par ailleurs été le premier filleul à me dire : « je veux vous voir plus souvent ! » c’est ce que j’ai fait et ça a marché. Je poursuis cela avec mes autres jeunes !

 

Je terminerai sur les voies détournées par l’exemple de Thomas justement qui a longtemps été bénévole dans une association en tant que chargé d’événementiel. Je lui ai proposé de se renseigner au sein de l’association pour voir si un poste n’était pas à pourvoir. C’était le cas et il a pu postuler à ce dernier.

 

En parlant de Thomas pouvez-vous nous raconter votre rencontre et de votre parrainage ?

 

L.G : Thomas a été le filleul parfait, nos échanges ont très bien fonctionnés. Il recherchait un emploi dans le même secteur d’activité que le mien. Thomas a été très actif et demandeur ça a beaucoup aidé de mon côté.

 

Nous avons commencé par remodeler son CV puis je me suis intéressée à ses passions. Pour Thomas ce sont les jeux vidéo. Il a même créé un site internet autour de ce sujet. C’est une activité qu’il faut valoriser sur son CV. De cette passion et de ce talent plusieurs idées pouvaient découler mais c’est finalement le CV classique qui a fonctionné ! 

 

Cet accompagnement a relevé de l’aventure avec ses hauts et ses bas. Nous avons eu de grandes joies mais aussi des moments de doute. Au début, Thomas ne recevait aucune réponse à ses demandes pas même de retours négatifs. Je savais que le jour où il aurait un entretien tout s’enchainerait très vite, sa personnalité ferait le reste. Quand il a finalement eu son premier entretien c’était déjà une première grande victoire, il était à la fois impatient et inquiet. Nous n’avions plus que le weekend pour nos préparer et nous avons fait des entretiens blancs ensemble une grande partie du dimanche, nous étions dans l’urgence et il devait être prêt pour se présenter le lundi suivant !  

 

Au troisième et dernier entretien, il n’était plus que deux candidats c’était la dernière ligne droite. Le Jour-J, il y avait grève nationale et Thomas devait se rendre à Paris. Nous avons remué ciel et terre pour trouver un moyen de locomotion. Un moment très stressant !

 

Quelques jours plus tard, Thomas devait avoir les résultats. Je me trouvais dans une ville sans réseau, j’avais reçu 4 appels en absence. J’ai immédiatement pris ma voiture et j’ai cherché un endroit où je puisse rappeler Thomas… Il pleuvait à torrent c’était presque une scène de film ! Je me souviens après avoir décroché il m’a dit : « j’ai une très mauvais nouvelle vous parlez au nouveau responsable communication !!! » J’étais tellement contente pour lui, c’était un vrai bonheur.  Thomas mérite une jolie place dans notre société !

 

Beaucoup d’émotion et d’implication ! Et vous Thomas qu’elle est votre ressenti sur le parrainage et votre rencontre avec Laure ?

 

T.D : Je pense que le point le plus important du parrainage pour moi a été le suivi de mes candidatures. Il est parfois difficile de se donner des objectifs, surtout après une longue période de chômage. (Presque 2 ans pour moi) Avec Laure on a établi un calendrier d’abord très qualitatif en travaillant en profondeur le CV et la lettre de motivation, puis quantitatif en travaillant les relances et la cadence.

 

Ensuite Laure m’a permis de reprendre confiance en moi. Après plusieurs mois d’échec, j’avais tendance à me dévaloriser. Laure m’a montré les qualités de mon profil et m’a amené à en être fier. Elle m’a expliqué comment valoriser mes expériences associatives, notamment lors de la préparation à mes entretiens.

 

À ce sujet, Laure a été extraordinaire. Elle était ultra disponible, comme vous l’avez compris weekend et soir compris, mais aussi très impliquée, positive et très précieuse dans la préparation de mes entretiens. Trois entretiens plus tard, et dans les conditions décrites par Laure j’ai pu lui annoncer la bonne nouvelle. Son émotion était à la hauteur de son implication.

 

Laure que vous apporte personnellement cet accompagnement auprès des jeunes ?

 

L.G : C’est une question difficile… notre est rôle de transmettre aux jeunes ce que l’on sait. On y arrive presque plus facilement qu’avec nos propres enfants, qui ne nous écoutent pas forcement ! Mais avec d’autres jeunes on arrive bien à transmettre nos savoirs et compétences. Je les gonfle à bloc et je peux dire que mes plus grandes joies dans ma vie professionnelle, c’est lorsque l’un de mes filleuls m’appelle pour m’annoncer qu’il a décroché un emploi !

 

Quels conseils donneriez-vous à vos collaborateurs qui souhaitent devenir parrains ou marraines qui n’ont pas encore franchi le pas ?

 

L.G : Mon principal conseil c’est de leur dire que le parrainage est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. Avec nos expériences professionnelles, les réponses sont évidentes. Finalement, ces astuces que nous leur transmettons et qu’ils n’écoutent pas forcement de leur entourage leur permettent d’avoir le regard d’un professionnel et d’être remotivé. Être présent, ne pas les lâcher et les relancer leur permet de rester dans une bonne dynamique. Par ailleurs, je serai ravie qu’un jour nous organisions un coaching de parrains et marraines. Une sorte de stage avec des parrains/marraines en devenir.

 

Enfin Thomas recommanderiez-vous ce dispositif à un autre jeune et pourquoi ?

 

T.D : Je ne peux que recommander ce dispositif à un autre jeune. La recherche d’emploi est un travail à plein temps. Une activité difficile, peu reconnu, voir dénigré. Pourtant personne ne vous y forme et les désillusions peuvent vite arriver. Le regard et le jugement des autres peuvent aussi isoler. Dans ce contexte avoir la chance d’être accompagné par une marraine ou un parrain directement dans le monde de l’entreprise est unique.

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