Étudiants, challengez-vous !

Étudiants, challengez-vous !

Étudiants, challengez-vous !

La capacité des étudiants à s’insérer dans le monde du travail ne se résume pas à leur parcours scolaire. Pour un même niveau théorique sur le papier, ils pourront, une fois placés en situation professionnelle « réelle », rester très « scolaires » ou au contraire prendre des initiatives et « surperformer » par rapport aux attentes. Le monde professionnel recherche des individus qui vont de l’avant, mais comment les distinguer ?

Pourquoi il est important d’en faire plus que le parcours académique classique et de se challenger

Tous les employeurs sont face à un problème quand ils souhaitent recruter un(e) candidat(e) : ils n’ont pas la même information que lui/elle quant à son employabilité. Et les informations contenues dans son parcours académique ne permettront pas de lever complètement ce que les économistes appellent « l’asymétrie d’information ».

D’où l’importance pour les étudiant(e)s d’envoyer des signaux à l’employeur quant à leur motivation et leur employabilité.

Le simple fait pour un(e) étudiant(e) de vouloir en faire plus que les autres constitue déjà en soi un signal quant à sa plus grande motivation.

Pourquoi certaines plateformes numériques peuvent permettre d’accélérer l’intégration professionnelle

C’est ce qu’un certain nombre de plateformes ou d’intermédiaires permettent de faire, en proposant par exemple de participer à des concours, comme les hackathons en informatique, compétitions qui regroupent des candidats d’écoles différentes dans un même lieu pendant plusieurs jours pour répondre à une demande d’un professionnel.

C’est aussi ce que proposent des plateformes spécialisées dans les questions liées aux données comme Kaggle par exemple.

Remporter un concours permet ainsi d’étoffer un CV et de montrer qu’on « sort du lot ».

Mais la finalité première de ces plateformes est davantage le service à rendre à un professionnel, qu’il soit apporté par un étudiant ou un freelance.

D’où l’idée de la plateforme Business to Ideas ( www.b2ideas.eu), qui reprend le principe du hackathon, à distance, et en l’appliquant à toutes les disciplines (informatique, mais aussi économie, langues, droit…) avec une finalité pédagogique et une vocation d’intérêt général plus affirmées.

On retrouve par exemple cette dimension dans la participation de Business to Ideas à un consortium international de lutte contre la pandémie ((https://car3d-project.eu/suppliers/ ), alimenté par les contributions des étudiants de plusieurs écoles et universités, (https://car3d-project.eu/pdf/Acknowledgments_B2Ideas_car3d.pdf ), contribution reconnue par ailleurs par le blog de la London School of Economics (https://blogs.lse.ac.uk/covid19/2021/03/18/how-3d-printing-could-tackle-ppe-shortages-during-a-future-pandemic/ ).

L’association Business to Ideas a aussi été récompensée en juillet 2021 par la Banque de France au titre de la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) dans le cadre des « Trophées solidaires ».

Trouver des compétences tout en luttant contre les discriminations

Des équipes d’étudiants, encadrées par un enseignant, répondent ainsi à des challenges de tailles éventuellement réduites, postés par des professionnels, et sur la base de l’anonymat, principe simple mais efficace qui permet de lutter contre les discriminations en allant plus loin que la logique du CV anonyme : Harvard n’est plus en compétition avec Lille, mais « Tortue géniale » rivalise avec « Renard avisé » (alias attribués automatiquement sur la base d’un nom d’animal et d’un adjectif pour garantir l’anonymat).

L’objectif est bien pour l’étudiant de prouver son employabilité et d’étoffer son CV. Qu’il gagne le challenge ou non, il pourra indiquer les coordonnées du professionnel qui se portera garant de sa performance, ainsi que la notation qu’il aura reçue (si elle n’est pas satisfaisante, elle n’est pas affichée : la participation ne peut donc pas être perdante).

En multipliant ces expériences à distance et grâce à des évaluations répétées, l’étudiant pourra convaincre son futur employeur de ses qualités professionnelles.

Ces expériences sont plus accessibles aux étudiants qu’un stage. Il suffit d’une connexion Internet, d’un enseignant qui soutient l’étudiant (et bien sûr de la motivation et des compétences requises !) pour gagner le challenge. Plus accessibles mais aussi à effet de tremplin : ces expériences auprès des professionnels peuvent se révéler déterminantes pour l’obtention d’un stage ou d’un emploi.

Quelques exemples de parcours qui contribuent à casser les codes et à accélérer les carrières

Le monde professionnel devient de plus en plus exigeant, y compris dans le milieu universitaire lui-même.

Dans ce dernier cas, on demandera par exemple à un thésard d’avoir un ou plusieurs chapitres de sa thèse publiés dans une revue académique, le problème étant qu’une thèse dure en général trois ou quatre ans et qu’une publication peut exiger plus de temps encore… il faut donc commencer le processus de publication avant même d’être inscrit en thèse, et savoir rentrer dans un réseau dont on n’a pas toujours les clés.

La solution à ce paradoxe vient alors naturellement : se lancer dans des collaborations avec des chercheurs confirmés avec à la clé une publication comme co-auteur. Et comme lesdits chercheurs pourront être influencés par le CV de l’étudiant et son niveau d’étude, la seule possibilité pour un étudiant motivé mais non encore diplômé en master et sans accès à des réseaux personnels, sera de s’en construire un en s’inscrivant sur une plateforme où l’anonymat est la règle, où le seul principe qui prévaut est : « que le meilleur gagne ».

Ainsi, tel étudiant a pu co-écrire et présenter un article sur le lien entre pollution et activité économique dans plusieurs conférences internationales (dont l’une co-organisée avec la Fed, la banque centrale américaine et l’autre avec l’OCDE), grâce à ses compétences en science des données, et tel autre a obtenu un stage à la Commission européenne à Bruxelles pour travailler sur l’impact de la crise sur la productivité des entreprises, sans être encore diplômé.

Ce système est donc « gagnant-gagnant » puisque les professionnels1 peuvent trouver des compétences (pour tester les candidats à un stage, une alternance ou un emploi, ce qui permet de sélectionner sur une compétence et d’avoir des candidats directement opérationnels, ou pour catalyser une innovation par exemple) et les étudiants montrer leur potentiel et leur motivation (https://www.lanouvellerepublique.fr/chateauroux/entre-etudiants-et-entreprises-une-dynamique-vertueuse).

Le conseil qu’on peut donner aux étudiants motivés est donc : « challengez-vous ! ».


1 Parmi les professionnels qui ont utilisé B2Ideas, on peut citer : EDF, ENGIE, Crédit Agricole Centre Loire, la Banque de France / le Lab’, l’OCDE, la Commission européenne, des PME (Borial, Grafity, Street Markety), des Universités et écoles (Université du Luxembourg, ISC Paris) et des associations.

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